Luminaire (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Emprunté du latin chrétien luminare, « qui produit de la lumière ».
1. Dans les anciennes traductions de la Bible, astre nous dispensant la lumière ; le soleil, la lune.
2. Ensemble des lumières qui assurent l'éclairage d'une cérémonie religieuse, telles que cierges, chandeliers, candélabres, lustres, lampes. Le d'un mariage, d'un enterrement.
3. Appareil assurant l'éclairage d'un local, d'un appartement : lustre, applique, lampadaire, etc. Acheter un . Une fabrique de s.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Corps naturel qui éclaire. Il n'est employé, en ce sens, que dans le style de l'Écriture : "Dieu fit deux grands s, l'un pour présider au jour, et l'autre pour présider à la nuit."
Il désigne aussi Ce qui sert à éclairer et en particulier les cierges dont on se sert à l'église pour le service divin. "La quête sera faite pour le , pour entretenir le . Le d'un enterrement."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Il se dit de tout flambeau ou collection de flambeaux.
    Le dans une soirée, l'ensemble des flambeaux qu'on y allume.
    Le dans une église, torches et cierges dont on s'y sert.
SAINT-SIMON: « Les capucins de Meudon se relevèrent à prier Dieu auprès du corps [du fils de Louis XIV], sans aucune tenture ni que quelques cierges »
REGNARD: « Si mon maître pouvait être fait légataire, Je ferais de bon coeur les frais du [du service] »

 2   Dans un sens restreint, un seul flambeau ; cela ne se dit guère que dans le style biblique et en parlant des corps célestes qui éclairent.
MALH.: « Ô soleil, ô grand »
BOSSUET: « Qu'il y ait de grands s qui partagent le jour et la nuit »
    Fig.
BOSSUET: « Bien que tout l'ordre ecclésiastique lui tende [à saint François d'Assise] les bras comme à un homme qui devait être un de ses plus beaux s »
    Terme d'astrologie. Les s du temps, le soleil pour ceux qui sont nés le jour, et la lune pour ceux qui sont nés la nuit.

 3   Trivialement. La vue.
MOL.: « Oui, je devais au dos avoir mon »
J. B. ROUSS.: « Un carrosse sexagénaire D'abord s'offre à mon »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Rois, p. 244: E dunad le peis [poids] de la merveilluse vaissele que de or que de argent, e des chandelabres e des luminaries e des tables
    XIVème siècle
     Chron. de St-Denis, t. I, f° 134, dans LACURNE: Et ce fist-il [un miracle], pour qu'il fut de foy et de creance aux presens et à ceux qui après eux viendroient
    XVème siècle
JUVÉNAL DES URSINS: « Ma doulce amie debonnaire, Dont vous vient ce beau ? Oncques ne vys sy grant clarté, la Nat. de N. S. J. C. Myst. C'estoit chose merveilleuse du [aux funérailles de Charles VI], qui estoit depuis la porte Sainct-Denys jusques à l'eglise »
O. DE LA MARCHE: « Et fut la paix criée en leur ville, et furent feux s [illuminations] et carolles [danses] de joye »
    XVIème siècle
     Alector roman, p. 51, dans LACURNE: Un jour, elevant mon [mes yeux], j'apperceus les cataractes du ciel jà estre ouvertes

ÉTYMOLOGIE
    Lat. fictif, luminare, ensemble de lumières, dérivé de lumen, luminis, lumière.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Corps naturel qui éclaire. Il n'est employé, en ce sens, que dans cette phrase de l'Écriture: "Dieu fit deux grands s, l'un pour présider au jour, et l'autre pour présider à la nuit."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi collectivement Des torches et des cierges dont on se sert à l'église pour le service divin. "Il faut tant pour le , pour entretenir le . Le d'un enterrement."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Ce terme n'est d'usage pour signifier un corps naturel qui éclaire, que dans cette phrase de l'Écriture: "Dieu fit deux grands s, l'un pour présider au jour, et l'autre pour présider à la nuit".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Luminaire, est aussi un terme collectif, sous lequel on comprend les torches et les cierges dont on se sert à l'Église pour le service divin. "Il faut tant pour le , pour entretenir le luminaire. C'est à l'OEuvre à fournir le luminaire, de . Le d'un enterrement".
On dit populairement, Le pour la vue. "Il a usé son à force de lire".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Ce terme n'a d'usage pour signifier un corps naturel qui éclaire, que dans cette phrase de l'Écriture, "Dieu fit deux grands s," "l'un pour présider au jour, & l'autre pour présider à la nuit."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



est aussi un terme collectif, sous lequel on comprend les torches & les cierges dont on se sert à l'Église pour le service divin. "Il faut tant pour le , pour entretenir le . C'est à l'OEuvre à fournir le , de . Le d'un enterrement."
On dit populairement, Le pour la vue. "Il a usé son à force de lire."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)


["Luminère": 3e "è" moy. et long, 4e "e" muet.] Il ne se dit plus que dans le langage de l'Écritûre. Dieu fit deux grands "luminaires", etc. et des cierges dont ont se sert pour le service divin. 'Tant pour "le " de l'Église. '"Le d'un" enterrement. = En style proverbial et plaisant, on dit "le " pour "la vûe". 'Il a usé "son " à force de lire, de travailler. = * "Mascaron" a dit autrefois dans une Oraison Funèbre. 'Le signe du lion n'est jamais plus brillant... que lorsqu'ils est joint au Soleil, et qu'il reçoit un redoublement d'ardeur de la conjonction de ce grand "luminaire".
- Cela paraîtrait aujourd'hui burlesque et de mauvais goût.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Ce terme n'a d'usage pour signifier un corps naturel qui esclaire, que dans cette phrase de l'Escriture. "Dieu fit deux grands s, l'un pour presider au jour, & l'autre pour presider à la nuit".
C'est aussi un terme collectif sous lequel on comprend les torches & les cierges dont on se sert à l'Eglise pour le service divin. "Il faut tant pour le luminaire. pour entretenir le . c'est à l'oeuvre à fournir le , de . le d'un enterrement".




Emplacement dans le dictionnaire :

luire
luisant
luites
luiteur
lumachelle
lumbago
lumiere
lumière
lumignon

luminescence
lumineusement
lumineux
luminosité
lunaire
lunaison
lunatique
lundi
lune
luné
lunetier




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Edmond ROSTAND (Cyrano de Bergerac)

...par terre.) jouons. Le Deuxième, même jeu. oui, mon coquin. Premier Laquais, tirant de sa poche un bout de chandelle qu'il allume et colle par terre. j'ai soustrait à mon maître un peu de luminaire. Un Garde, à une bouquetière qui s'avance. c'est gentil de venir avant que l'on n'éclaire ! ... (il lui prend la taille.) Un Des Bretteurs, recevant un coup de fleuret. touché ! Un Des...


Citation n°2 de Léon GOZLAN (Le Notaire de Chantilly)

...en est encore au bouquet de fleurs d'oranger. La salle où a lieu le bal de la sous-préfecture est resplendissante de lumières ; il y en a à profusion. On s'aperçoit tout de suite que les frais de luminaire sont à la charge des contribuables, si la disposition des flambeaux est abandonnée au bon goût des receveurs. C'est à la fois prodigue et détestable. Par une alliance profane, les candélabres des...


Citation n°3 de Eugénie de GUÉRIN (Lettres (1831-1847))

...la trouveraient bien jolie. J'ai mille choses à vous dire de mon père et de Marie pour vous tous et pour vous seule. à la même. Cahuzac, le 2 septembre 1835. me voici, chère amie, devant un petit luminaire, accoudée sur une petite table, à côté de la chambre que ma grand'mère vient de quitter, pensant à vous. Mon dieu, que cette douce pensée m'est utile pour calmer un peu l'agitation de tête et de...


Citation n°4 de Eugénie de GUÉRIN (Lettres (1831-1847))

...pour les justes et pour les pécheurs. Les grâces abondent à Lisle, et le bon Dieu vous a bénis ; mais nous, sans secours, sans exemples que fort rares, qui avons perdu maintenant notre grand luminaire, M Bories, oh ! Que nous sommes à plaindre ! Que nous avons droit aux prières des âmes bénies ! Ainsi vous, pleine de grâce, et vos soeurs de la congrégation, priez pour nous, pauvres pécheurs,...


Citation n°5 de Charles SAINTE-BEUVE (Port-Royal : t. 2)

...l'ancien ordre d'enterrer les mortes dans la simplicité religieuse ; car on avait rapporté du tard, à l'époque de M Zamet, la coutume de les parer de fleurs et de beau linge, et de prodiguer le luminaire. On revint au monastique rigoureux. La soeur Marie-Claire, est-il dit, avait trop aimé la pénitence durant sa vie pour n'en conserver pas les marques après sa mort. -la mère Agnès, au même moment...


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